Blog perso Tariq Ramadan, étudiant marseillais souhaitant devenir professeur des écoles. Vif intérêt pour les luttes contre les discriminations (homophobie, racisme, sexisme etc) et les techniques pédagogiques œuvrant à lutter contre ces problèmes. Hobbies dans la musique et le cinéma comme le groupe espagnol Ketama, la chanteuse libanaise Majda el Roumi, le réalisateur Soderbergh et bien d'autres encore !
Mercredi dernier (19 avril), la célèbre chanteuse libanaise Majda el Roumi est revenue à Constantine en Algérie pour y donner un concert accompagnée de sa chorale et son orchestre. Elle y a interprété de nombreux de ses chansons cultes comme Ma hada bi ali, Ayanak, Inta ana, Tsawir mai ou encore Ouhibouka jidan. C’est la salle Ahmed Bey qui a accueilli Majda plus de 19 ans après son concert dans cette ville.
Un véritable succès
La salle comble et le ravissement des fans de la chanteuse sont autant de preuves du succès de la prestation. Majda a à cette occasion repris avec plein d’émotion le poème jordanien Haydar Mahmoud via lequel ce dernier propose une critique de la situation politique arabe d’aujourd’hui. Majda a d’ailleurs déclaré souhaiter s’inspirer de poèmes algériens pour ses compositions futures, ce qui je pense irait à merveille avec ses sonorités variées aussi bien jazz que romantiques ou classiques.
Je vous invite à retrouver l'article complet sur cet évènement via le site elwatan.com
Tariq Ramadan vous a précédemment présenté Majda el Roumi, chanteuse soprano libanaise. Nous allons continuer à découvrir ensemble cette artiste qui, outre sa voix magnifique et ses œuvres maîtresses, est également une femme d’exception et a reçu plusieurs distinctions dans différents domaines.
Majda a été récompensée en 2009 par l'Université Américaine de Beyrouth pour avoir reversé l'intégralité des recettes de l'un de ses albums à une association caritative aidant les étudiants à financer leur cursus.
Entre 1987 et 2007, elle a en effet remporté par moins de 14 distinctions, soit presque une par année ! Ses récompenses hors-musique ne se sont pas arrêtées là puisqu’elle en a encore remporté 8 autres entre 2007 et 2013. Si la plupart de ses distinctions sont de son pays d’origine le Liban, elle en a également remporté dans d’autres pays comme l’Égypte ou la France.
Voyons ensemble ce pourquoi Majda a été récompensée.
1987 : Ordre national du travail de la présidence, Tunisie
1988 : Cèdre d’Or, Liban
1993 : Bouclier de l’assemblée nationale, France
1994 : Bouclier national d’honneur du Cère, Liban
1997 : Certificat de la république démocratique et populaire, Algérie
1999 : Bouclier des médecins sans frontières, France
2000 : Ordre du mérite du syndicat des journalistes, Egypte
2001 : Certificat et bouclier d’honneur par l’ONU (domaines de l’alimentation et de l’agriculture)
2002 : Bouclier de la reine Joor, Jordanie
2003 : Bouclier national de l’honneur, ordre du mérite des officiers, Côte d’Ivoire
2004 : Bouclier d’honneur du Ministère de la Culture, Syrie
2005 : Bouclier de l’information et de la culture, Algérie
2005 : Médaille d’or du cinquantième anniversaire du déclenchement de la libération révolutionnaire, Algérie
2005 : Membre honoraire des étudiants de l’association des bourses d’études à l’université américaine à Beyrouth, Liban
2007 : Membre honoraire de l’association de la prévention de l’ostéoporose et du cadre universel des articulations et maladies des os, Liban
2009 : Doctorat honorifique en sciences humaines de conseil d’administration à l’université américaine à Beyrouth, Liban
2009 : Brevet d’honneur et reconnaissance par l’Association universelle Wordlwide, Liban
2009 : Reconnaissance des efforts au service de l’humanité et de la paix universelle, Liban
2010 : Honneur par l’Eglise catholique, Liban
2010 : Bouclier national de l’honneur, des Arts et des Lettres, Tunisie
2011 : Bouclier national de l’honneur du Cèdre, Liban
Majda el Roumi ou al Roumi est une chanteuse soprano libanaise. Née en 1956 à Kfarchima au Liban, son nom complet est Majida Halim El Roumi.
Si elle n'est pas née en France, elle est toutefois francophone et a même reçu en janvier 2013 la distinction d'Officier des Arts et des Lettres.
Pour rappel, cette décoration honorifique récompense "les personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu'elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde".
Cette femme a d'ailleurs remporté d'autres distinctions que nous verrons dans une autre section un peu plus tard.
Se consacrer au chant ne l'a pas empêché de poursuivre ses études ; elle est en effet diplômée en Littérature Arabe suite à son cursus à l'Université Libanaise.
Musique et œuvres maitresses
La chanteuse possède différents genres musicaux qui sont, bien entendu la musique libanaise mais également la musique arabe, le classique et l'opéra.
C'est en 1974 qu'elle se fait découvrir via l'émission "Studio el Fan" sur la chaîne Télé Liban. Il faut savoir qu'elle a commencé le chant très tôt,
à l'âge de 5 ans lorsqu'elle interpréta "Midalak" ("Ta naissance" en français) qu'elle dédia à son frère pour son anniversaire.
Discographie
Majda compte 13 albums à son effigie sortis entre 1977 et 2012. En voici la discographie complète :
1977 : Wadaa. Grâce à cet album, elle se fera remarquer par un réalisateur égyptien renommé, Youssef Chahine, ce qui lui permettra
de faire une apparition dans le film Ibn Al Dal et d'interpréter 3 morceaux de sa bande originale.
1982 : Live Recordings
1983 : Majida El Roumi and the kids
1986 : Dawi Ya Amar
1988 : Ya Saken Afkari
1991 : Kalimat : cet album est personnellement mon préféré à moi Tariq Ramadan.
1994 : Ebhath Anni
1996 : Rasael
1998 : Ouhebouka Wa Baad
2003 : Irhamny Ya Allah
2003 : Cithare du Ciel
Ces deux albums de 2003 représentent pour la chanteuse des références religieuses. Plusieurs chansons sont par exemple dédiés à des Saints libanais.
2006 : E'tazalet El Gharam : cet album destiné à un public plus jeune a reçu un très bon accueil en se hissant au top de ventes et en restant numéro 1 des ventes
d'album pendant plusieurs semaines. Il marque donc le comeback de l'artiste en redonnant un second souffle à cette femme talentueuse.
2012 : Ghazal : l'un des morceaux (Bass Ellak Habibi) est l'adaptation d'une chanson de Charly Chaplin (Eternally) en arabe.
C'est Majda elle-même qui en a réécrit les paroles tandis que l'arrangement musical a été réalisé par Jean-Marie Riachi.
Ce même album contient d'ailleurs d'autres adaptations comme l'Adagio de Tomaso Albinoni ou encore par l'ajout de paroles sur la suite pour
orchestre de jazz N°2 du pianiste et compositeur russe Dmitri Shostakovich.
Notons aussi que Majda a également écrit un morceau (Bokra) à des fins humanitaires. Le single sorti le 11 Novembre 2011 a permis, grâce
à ses bénéfices, de verser des fonds pour différentes causes humanitaires y compris des projets culturels, artistiques et pédagogiques dans le monde arabe.
Toutefois, des différends avec le producteur du projet la mènera a ne pas continuer ce dernier (sa voix restera toutefois présente sur les morceaux déjà enregistrés).
Concerts et prestations
L'Olympia de Paris a accueilli Majda à deux reprises, l'une en 1993 l'autre en 1998. Elle a également donné des concerts à New York (Lincoln Center, Carnegie Hall et Hunter College) ainsi qu'à
Montréal (Place des Arts) en 2003.
La chanteuse s'est ensuite rendue en Côte d'Ivoire la même année pour deux concerts dont les bénéfices ont été reversés aux orphelins
victimes de la guerre civile.
En Décembre 2006, Majda a interprété "Light the way" en duo avec le célèbre ténor José Carreras au Qatar
au cours de la cérémonie d'ouverture des jeux asiatiques.
L'année suivante, elle est retournée aux États-Unis pour des spectacles dans le Michigan et Las Vegas. Elle a également participé à un duo en 2009 avec l'artiste Sénégalais Youssou N'dour à l'occasion des
jeux olympiques de la francophonie à Beyrouth.
En Juin 2010, elle a participé au festival Mawazine au Maroc et aux festivals internationaux Jounieh au Liban un an plus tard.
2012 et 2013 ont été deux années charnières pour sa carrière au cours desquelles Majda a effectué une grande tournée dans le monde arabe comme au Qatar, en Tunisie ou à différents endroits du Maroc (Casablanca, Agadir, Tangier, mais pas à Ketama, dommage!).
Le premier concert de 2014 de la chanteuse s'est tenu lors d'un festival à Dubaï en Février suivi d'un autre en Egypte en Mars à Alexandrie.
Voilà déjà un bon aperçu de la carrière de la chanteuse Majda Roumi (et de ses disques et prestations maîtresses).
Je vous proposerai au cours de futurs articles davantage d'informations sur cette femme talentueuse ; nous verrons par exemple
les différentes (et nombreuses!) distinctions qu'elle a reçu, ses différentes discours...des articles en vérité plus orientés sur Majda en tant que femme qu'en tant que chanteuse.
N'oubliez pas que vous pourrez aussi retrouver d'autres articles consacrés à d'autres artistes de mon choix : outre Majda, le guitariste djamel Laroussi (article à venir bientôt) ou le groupe espagnol
Ketama. D'ailleurs pour découvrir ces différents artistes vous pourrez vous rendre sur Youtube ou suivre le lien suivant : Majda Roumi, Djamel Laroussi et plein d'autres sur musicme